La première tournée en Afrique du président Emmanuel Macron

 In U.S.
Le président français Emmanuel Macron effectue, du 27 au 30 novembre 2017, la première tournée africaine de son quinquennat. Celle-ci le conduira au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Ghana. Il va tenter d’initier une modernisation des relations franco-africaines. Et d’améliorer l’image de la France.
Le chef de l’Etat devra convaincre une jeunesse africaine de plus en plus hostile à la présence de Paris sur le continent, sur fond de menace terroriste persistante au Sahara et de flux migratoire croissant que l’Europe veut endiguer. Pour montrer qu’il appartient à une nouvelle génération éloignée du passé colonial, il parlera surtout partenariat économique, entrepreneuriat, éducation, sport et énergies renouvelables. Plutôt que d’aide au développement.

Depuis l’été 2017, il s’est entouré d’un «conseil de politique africaine», principalement des jeunes entrepreneurs binationaux en lien étroit avec leur pays d’origine. Ceux-ci sont censés lui apporter une autre vision du continent que les réseaux diplomatiques traditionnels de ses prédécesseurs.

«La France a moins d’influence, l’Afrique s’est mondialisée. Et dans les pays francophones d’Afrique de l’Ouest, le sentiment est que la France est connectée aux dirigeants mais pas à la jeunesse ni à la société civile. Emmanuel Macron veut mettre en place une diplomatie économique», analyse Alain Antil, spécialiste de l’Afrique à l’IFRI (Institut français des relations internationales).

Impair sociétal
Dans le même temps, tout au long de cette tournée africaine, le président français «veut mettre davantage les chefs d’Etat africains en face de leurs responsabilités, pour qu’ils prennent en main leur sécurité, et recentrer sa politique sur le Sahel», estime de son côté le spécialiste Antoine Glaser.

«Comme ses prédécesseurs, il donne la priorité à la sécurité au Sahel et veut garder l’influence de la France en Afrique francophone tout en s’ouvrant à d’autres pays», complète Frédéric Lejeal, rédacteur en chef de la Lettre du Continent. «Mais la différence, c’est qu’il connaît l’Afrique où il a effectué un stage de 6 mois, est entouré d’une meilleure expertise africaine, avec une vision multipolaire, et voit le continent comme un formidable réservoir d’opportunités économiques».

Le chef de l’Etat devra cependant veiller à éviter tout impair sociétal et faire oublier sa petite phrase de cet été au G20. Il avait alors jugé difficile de stabiliser l’Afrique quand la natalité y est «encore de 7 à 8 enfants par femme».

Au Burkina Faso, les jeunes n’ont pas forcément «une bonne image de la France»
Ses deux prédécesseurs, Nicolas Sarkozy et François Hollande avaient opté pour la capitale sénégalaise, Dakar, pour esquisser leur vision des relations entre la France et l’Afrique. Emmanuel Macron a, quant à lui, choisi Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. Le 28 novembre, il prononcera un discours devant 800 étudiants et élèves pour présentera «sa vision personnelle du rapport entre la France et l’Afrique, et entre l’Union européenne et l’Afrique», souligne-t-on à l’Elysée.

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